Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment on se réincarne en jeune fille trop bien élevée au vagin quasi verrouillé ? Parce que j'ai comme l'impression que le processus s'est sacrément bien déroulé à mon sujet, et c'était absolument incontrôlé. Non pas que je fasse l'apologie de la vulgarité et que j'ouvre la porte aux MST qui se promènent, mais j'ai la sensation d'avoir sauté des étapes. Il fut un temps ou je vivais pleinement, où j'aurais dû tromper mon copain pour pouvoir assouvir le désir d'autres, où j'étais capable, si célibataire, de me rendre à une fête et de la finir en embrassant un inconnu avec piercing sur la langue dans une voiture, où ivre je passais de bouche en bouche étudiante de ma promo ou pas. Et cette fille-là est incroyablement loin aujourd'hui. Elle s'est trouvée mieux à faire et s'est fait la belle sans laisser même un mot. Un "bon courage" aurait été de rigueur. Pour prévenir ce que ça fait que de se terrer chez soi avec les différentes molécules médicamenteuses pour compagnie. Pour annoncer aussi les peurs de se jeter dans la gueule du loup à l'avenir. Pour amortir les chocs. Elle n'a pas non plus dit quand elle reviendrai. La petite garce. Il faudrait pourtant préparer son retour. Une petite fête de bienvenue avec comme thème " Martini, talons hauts et testostérone." Et l'attente est longue, même si la silhouette est indéniablement plus fine et les cheveux artificiellement plus blonds, le visage plus provoquant et les mots moins cassants. En attendant, on stigmatise le mâle. On le décrit scientifiquement sans sentiments aucun. On constate dans une objectivité affligeante. On parle d'hormones et d'anatomie, d'interactions électrostatiques et de dérivées sentimentales. Mademoiselle semi-pouf, quand reviendras-tu?