Au fond, ce ne sont que des scénarii, que des images de films qui se déroulent dans un monde un peu trop réels. Mais il y a toujours un " The End ". Non, je ne parle pas de la fin de mon histoire. C'est un autre genre de fin. Se connaître si bien et si mal, au point de confondre tous les sentiments, de mélanger ce qu'on a et ce qu'on voudrait. Pouvoir prédire le déroulement de chaque scène sans pour autant la raconter ainsi, car la réalité, si tant est qu'elle soit en plus pessimiste, n'a rien de magique. Pourquoi narrer des histoires sans début ni fin ? Juste pour se convaincre, se donner un air crédible.
Idées roses et bleues, papier parfumé. Et retrouver les mots, les mots justes, vrais et sincères. Idées blanches et noires. Papier brûlé. Savoir que les mots ne s'écrivent pas que sur le papier. Si, bien sur, les mots bleus, ceux-ci sont sur de jolies feuilles envolées. Les mots, les bons mots, ceux-là sont partout ailleurs. Ils dansent, ils intriguent et amusent, ils envient, ils expriment. Oui, ils expriment.
Jouer. De tout. De moi, de vous, de mots. Jouer de regards et de gestes. Jouer encore. Eternelle enfant qui regrette encore aujourd'hui ses 53 barbies. Jouer pour que jamais rien ne s'arrête, pour ne pas redouter. Ni le temps ni la mort. Jouer et se laisser guider.
Guider vers le mieux ou le pire. Par le vent. Par les mots. Par les forces qui ne s'expliquent pas. Encore. Inévitablement. Déraper. Dévier.
Changer. De chemin. D'attitude. D'homme. De vie. Non, pas de vie. Jamais. Toujours la même, fidèle, épousante, flexible.
Flexible. Oui. Onduler. Parfois même se plier. Se redresser. Faire se redresser. Plastique. Elastique. Electrique.
Electrique. Oui. Sous tension. Tension maximale. Fusion. Erotique.
Et des sensations, des situations. Des fantasmes et des soupçons. Quelques images en tête. Imaginations et souvenirs. Vivre.
S'égarer. Vers les pulsions. Un jeu de mot pour un jeu de plus. De tout ce qu'on suggère, de tout ce qui brûle. Jouer. Toujours jouer. Toujours jouets.