Cinq heures quarante deux. En guise de dernier réveil avant de se remettre au boulot. Cinq heures quarante deux car l'estomac qui tiraille. L'acidité qui rouge à l'intérieur, le pH trop faible pour réussir à lutter. L'acidité comme souvenir de cette vieille nuit blanche et tumultueuse. Cette nuit qui m'aura amoindrie et soumise. L'écho résonnant d'une aigreur ambiante. Ma corrosion interne. Symptomatique reflet d'une angoisse générale, d'un refus net d'avancer plus à présent. Monnaie sonnante d'un cris étouffé. Des envies de dégobiller plutôt que de dire " J'ai peur. Je ne veux pas y aller." Telle une veille de rentrée. Se dire " Je ne serai pas à la hauteur. Je vais passer pour une cruche." Se flétrir intérieurement plutôt que de voir le temps passer, pour éviter que trop vite ne sonne le glas des défaites, des ratés, des perdants, des laissés sur le carreau. De ceux qui, pas incompétence, n'auront par été sélectionnés. Sucs gastriques impertinents pour éviter d'avancer, ulcère gastrique en dernier recours.