Confessions of a shopaholic


" Un homme ne vous aimera et nous vous traitera jamais aussi bien qu'un magasin : si un homme ne vous convient pas, vous n'avez pas ne semaine pour l'échanger contre un magnifique pull en cachemire; un magasin sent toujours bon; un magasin peut éveiller en vous un désir pour des choses dont vous n'auriez jamais pensé avoir besoin; et quand vos doigts attrapent ces sacs flambants neufs, oh oui, oh ouiii ... "
Confessions of a shopaholic

# Posté le dimanche 24 mai 2009 11:42

Modifié le mardi 26 mai 2009 06:07

Je ne t'aime plus, mon Amour.

Je ne t'aime plus, mon Amour.
J'ai choisis qu'il valait la peine que je m'y accroche. Je n'ai pas envie de passer à autre chose. Je me fous des oui-dires, je me fous de la manière dont ç' aurait dû se passer. Il correspond parfaitement à ce que je veux et jusqu'à présent, aucun ersatz de son attitude n'a réussi à me suffire alors effectivement, je refuse de jeter mon dévolu sur autre chose ou quelqu'un d'autre. Il a beau avoir acquis tout un tas de défauts depuis mes premières impressions, j'ai choisis de ne pas les prendre en compte.

Je sens bien qu'il y a quelque chose de plus. Je veux trouver la faille. Je sais aujourd'hui, j'en suis sûre, ce n'est pas une affaire classée. C' attendra. Mon concours, mon permis, mes cheveux bouclés et trois kilos de moins, ç' arrivera. C'est sur un fond de Milow que j'assume ma persévérance, si idiote puisse-t-elle paraître. J'accepte quand il le faut de souffrir, ce n'est pas ce qui m'effraie. Je ne suis pas le genre de fille qui fuie à grandes enjambées les embûches ou les inquiétudes, j'y saute à pieds joints, je m'y complais même sans doute un peu.

Je ne me repositionnerai pas en grand blonds ou en bruns plus jeunes. Je m'y refuse. Je ne tire pas de trait, malgré les conseils. Je n'en ai pas envie. Je ne vois pas pourquoi je devrais laisser de côté ces tous petits moments qui m'ont déjà tellement remplie. J'aime son allure, sa voiture, ses vêtements, son sourire, sa voix, certains de ses amis, son aisance, son don d'être là où je ne l'attends pas. J'emmène avec moi les piédestal, ils m'ont toujours accompagnée, aucune raison que ça change.

J'attends simplement d'être un peu plus sereine. Je met du temps à tomber amoureuse. Je suis très vite attirée mais je prends mon temps pour m'accrocher. Il est ce genre d'homme-là à qui je ne refuse rien. Le deuxième seulement sur la liste. De ceux pour qui j' accèderais à n'importe qu'elle demande, même vulgaire fusse-t-elle. Je n'en ai pas honte. Je sais mieux que personne que je n'écarte pas les jambes auprès des individus lambda alors autant me donner entièrement si je décide que d'autres en valent la peine. J'ai cerné comment agir, je n'ai pas l'intention d'en demander trop, ni même de demander quoi que ce soit à vrai dire. Je compte bien reprendre le recul qui m'a manqué.

Je sais où ne pas faillir, quel siège choisir en salle sombre et quel verre commander à l'avenir. Quoi qu'on en dise, même si je me dirige vers ma propre perte, comme à mes habitudes, je décide de l' obtenir pour le garder.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 08:25

Modifié le vendredi 21 août 2009 05:47

Quinze jours pour rester une Classe A




Je dois être rapide, efficace, performante et combattante. J' éllabore des théories pour me rassurer. J'exclue les faibles de mon environnement ( par faibles j'entends : parasites, victimes, amoureux transits, paresseux et simples d'esprit - à développer). Je m'entoure de gens forts pour me permettre d'avancer.

Moi je suis pas de ces filles de seconde classe, qui font leur bonhomme de chemin, tranquillement, avec quelques petites embûches et deux trois vallées. Pas scolairement / professionnellement. Jusqu'à présent, j'étais le nec plus ultra. La fille qui réussit tout du premier coup, sans difficulté, qui prend de l'avance, qui va plus vite que les autres. Je ne me sens pas prête à être reclassée. Je peux être une fille de deuxième classe côté familiale, même une fille de sous sols ou de trottoirs point de vue sentimental. C'est pas un problème ça, mais je ne peux pas être réléguée pour mes compétences, pas pour ça.

Sauf que là, je suis sur le point de passer le plus gros test de ma vie, celui qui définira si oui ou non, tout mon passé n'était qu'une sublime imposture. Ca je le supporterai pas. Mon ego, c'est-à-dire 99% de ce qui m'importe, ne s'en remettra pas. Je ne conçois pas qu'on m'ôte l'estime qu'on m'offrait jusqu'àlors. Je ne veux pas perdre mon identité.

Mais c'est toute seule que ça doit se faire, pas par choix, parce qu'on me soumet à ça. L'idée de ne pas tout maîtriser m'insupporte, mais j'ai choisi d'être honnête alors ... Je ne prétends pas tout réussir toute seule, je prétends réussir, c'est tout. Je n'étais pas grand chose avant qu'on me façonne, et je crois n'être pas totalement finie. Je suis une grande maison à laquelle il manque rideaux ou animal de compagnie pour être vraiment terminée. Les rideaux ne se posent pas tous seuls alors j'ajouterai vulgairement qu'il faudra qu'on me tringle et ma foi, les animaux de compagnie laissent trop de poils alors on y préfèrera les amies martini.


Quinze jours pour rester une Classe A

# Posté le mardi 19 mai 2009 13:20

Modifié le mardi 14 juillet 2009 15:05

" On est encore là, près à foutre le souk et tout le monde est cord-da. "

" On est encore là, près à foutre le souk et tout le monde est cord-da. "



J'ai retourné la maison à la recherche de mes souvenirs d'ado. J'espérais retrouver mes cahiers, tous ceux que je voulais artistiques, pleins de photos et de paroles de chansons. Je me suis souvenue de celui que j'avais montré à ma psy, quand j'étais en troisième, qui contenait mes photos appareil dentaire guitare, les paroles d'Aqme et d'Alain Souchon. Rien de tout ça. J'sais pas comment j'ai laissé traîner tout ça. Je crois que dans un élan de maturité, une de mes multiples tentatives de renaissance, je l'ai jeté. Je devais penser que c' était pour mieux recommencer à zéro, pour avancer.

J'ai pourtant pas oublié, et je suis loin d'en avoir honte. J'étais conne quand j'avais quinze ans, mais je sentais habitée alors... Par contre, j'ai retrouvé mon album de Suprême NTM, j'ai pris une sacrée claque. "Laisse pas traîner ton fils", "C'est arrivé près d'chez toi" et "Ma Benz", j'y comprenais rien à l'époque. J'écoutais ça pour faire comme mon frère, qui lui non plus, devait pas vraiment percuter. J'aimais bien la réaction des gens qui me regardaient avec des grands yeux quand je leur disais que j'écoutais ça. Je me sentais différente. C'est ça la crise d'ado.

Aujourd'hui, si tu veux t'imprimer, si tu immortaliser tes sourires, tu prends des photos. Les aléas du numérique qui t'empêchent de rater tes photos, qui inhibe le suspens chez le photographe qui te filait les mains moitent parce que tu flippais qu'il ait vu des photos immondes. Aujourd'hui le papier ne vieillit plus, au pire tu fais une fausse manip' et t'es bon pour chercher trois heures sur ton disque dur. A présent tu blog, moi la première, geek en rose bonbon, plutôt que de remplir un journal intime. J'aimais bien celui que ma meilleure amie de cinquième m'avait offert. Il était rose avec un Titi en première page, y avait aussi un petit cadenas pour que je me sente mystérieuse. Aujourd'hui, ton ex, ton frère, tes profs et ton père découvrent ce qui se passe dans ta tête à condition d'avoir deux trois contacts qui te connaissent. Si j'bug, mon CD préféré s'envole, Itune le trouve plus et je me vois prise dans l'illégalité du téléchargement pour me remettre des frissons alors qu'avant ça, des CD, j'en ai perdu des tas derrière l'armoire où j'avais ma chaine hifi.

J'parle comme une vieille fille. J'ai l'impression de voir ma mère qui me demande comment ça marche une clé USB. Y a pas à dire, ça m'aide à me sentir authentique d'aimer l'odeur des vieux livres. Ca me plait encore plus d'essayer d'en écrire un. Je me demande dans dix ans comment je ferai pour me foutre de moi-même. D'ici là, j'aurais changé d'ordi deux fois, d'iPod cinq sans doute, j'aurais supprimé huit blog, me serait désinscrite deux fois de Facebook, changé trois fois de numéro de téléphone, de mec j'ose pas y penser. J'essaierai de retrouver des chansons que j'aurais aimé, qui auront supporté mes chagrins d'amour ou encouragé les débuts de romance, en vain. J'arriverai plus à me souvenir de quelle couleur étaient mes cheveux quand j'avais dix huit ans. J'aurai aucune photos de mes variations de poids, de celles ou j'avais toutes les tailles de jean. J'rencontrerai des gens en pouvant leur dire ce que je veux, sans jamais le faire car tout se retrouvera avec quelques billets.

Dans dix ans, comment on construira nos souvenirs ?

# Posté le dimanche 26 avril 2009 09:35

Modifié le mardi 14 juillet 2009 15:06